La dépendance affective vu sous l’angle de l’IFS (Système Familial Intérieur) permetune approche qui change tout. En effet, au lieu de se flageller en se répétant« je suis trop collant(e) », elle permet au contraire commencer à mieuxse comprendre avec douceur, et ainsi avancer vers plus de bienveillance envers soi-même.
Vous avez déjà ressenti cette panique quandl’autre ne répond pas ou ce besoin viscéral d’être validé pour se sentir « exister »?
Souvent, on culpabilise, on se trouve « trop », ou on essaie de s’endurcir par la force.
Mais grâce à l’approche de l’IFS, on change petit à petit de regard. En effet, cette dépendance n’est plus vues comme une maladie, mais plutôt comme un ensemble de parties de nous qui essaient désespérément de nous aider.
Découvrez comment fonctionne [mon approche thérapeutique IFS.]
« La guérison ne consiste pas à essayer de se débarrasser de ses parties blessées, mais à apprendre à devenir le parent aimant qu’elles n’ont jamais eu. »
Inspiré par Richard Schwartz (fondateur de l’IFS)
1. Qui sont les personnages dans votre tête ?
Imagine que ton esprit est une famille. Dans la dépendance affective, il y a souvent trois rôles qui tournent en boucle :
- L’Exilé (Le petit enfant blessé) : C’est la partie de toi qui a peur de mourir si on l’abandonne. Elle porte une vieille douleur, souvent venue de l’enfance, qui dit : « Tout seul, je ne suis rien. »
- Le Manager (Le contrôleur) : Lui, il veut éviter que l’Exilé souffre. Alors il met en place des stratégies : il devient hyper-attentif aux besoins de l’autre, il fait des cadeaux, il s’oublie pour plaire. Son but ? Garantir que l’autre reste là.
- Le Pompier (L’urgentiste) : Quand le Manager échoue et que tu te sens rejeté, le Pompier débarque. C’est lui qui te fait envoyer 15 SMS d’un coup, qui te pousse à espionner les réseaux sociaux ou, au contraire, qui t’anesthésie avec de la nourriture ou des écrans pour ne plus sentir ce « vide » dans ta poitrine.
2. Le « Self » : Le grand frère (ou la grande sœur) intérieur
Bonne nouvelle!
Derrière tout ce bruit, il y a Toi : le Self. C’est ta partie sage, calme et solide.
Le problème de la dépendance, c’est qu’on demande à notre partenaire de remplir un rôle qu’il ne peut pas tenir : être notre source d’oxygène. L’IFS propose de faire l’inverse : apprendre à notre « Self » à devenir le parent bienveillant de nos propres parties blessées.
| Ce que dit une Partie de toi | Ce que répond le Self |
| « S’il part, je vais mourir. » | « Je sens que tu as très peur, je suis là avec toi. » |
| « Je dois tout faire pour qu’elle m’aime. » | « Tu as le droit de te reposer, je m’occupe de nous. » |
| « Vérifie son téléphone tout de suite ! » | « On respire, c’est juste une alarme qui sonne. » |
3. Comment commencer à sortir du cercle vicieux ?
Si tu sens la dépendance monter, essaie ces trois étapes :
- Défusionne :
Au lieu de dire : « Je suis dépendant », dis plutôt : « Je sens qu’une partie de moi a besoin d’être rassurée ». Ça change tout, tu n’es plus la peur, tu es celui/celle qui l’observe. - Sois curieux :
Demande-lui gentiment : « Hé, de quoi as-tu peur exactement là tout de suite ? ». Souvent, la réponse est très touchante et moins irrationnelle qu’on ne le pense. - Remercie tes protecteurs :
Même si ton côté « contrôlant » t’agace, dis-lui merci! Il a essayé de te protéger de la solitude depuis des années avec les moyens du bord. En le remerciant, il se détend.
Conclusion : redevenir son propre pilier
La dépendance affective s’efface quand nos parties intérieures réalisent qu’elles n’ont plus besoin de chercher la sécurité à l’extérieur, parce qu’elles l’ont trouvéechez toi.
« C’est un chemin de patience mais c’est le plus beau cadeau que tu puisses te faire.«

conseil : Si c’est trop lourd à porter seul, n’hésite pas à prendre rdv avec moi. C’est parfois plus facile d’explorer sa « maison intérieure » avec un guide.
Valérie BUDYNEK Psychopraticienne/ hypnothérapeute